Bien avant de créer cette gamme de bijoux Lady Zinc, J’ai admiré les artisans qui transforment des matières avec un savoir-faire unique et une patience à toute épreuve.
L’intelligence de la main qui se développe à force d’exercice, d’entraînement et parfois même de douleur, parvient à anoblir la plus pauvre des matières.
C’est donc tout naturellement qu’à l’heure du choix d’une profession, je me suis orienté vers une activité manuelle. Comme j’avais envie de travailler au grand air et puisque j’aimais le dessin technique et artistique, j’ai appris les métiers de ferblantier et couvreur.
Une vie, plusieurs chemins
Quelques années après le lancement de ma première entreprise dans le domaine de la ferblanterie et de la couverture, alors que j’avais tout juste 25 ans, je me suis lancé avec mon épouse (c’est toujours la même aujourd’hui encore !) dans la rénovation d’une ancienne forge. Quelques années plus tard, la conjoncture devenait de moins en moins souriante, et nous avons décidé de nous réorienter en changeant complètement de direction. Nous avons géré un camping TCS aux Paccots, près de Châtel-St-Denis, dans le Canton de Fribourg. Comme le contrat n’était que de deux ans, et puisque le milieu touristique nous plaisait, nous avons créé notre propre centre touristique dans le Jura bernois. La Ferme Imaginaire était née. « Lady Zinc » pouvait encore attendre.
Retour à la ferblanterie
Après avoir fait le tour de l’accueil touristique, des soirées médiévales et du trekking avec des ânes (nous en avions plus de 10 !), nous sommes revenus au domaine du bâtiment. La ferblanterie m’attirait à nouveau, mais j’avais envie d’y apporter un nouveau regard, une nouvelle manière d’aborder la matière, le zinc et le cuivre. Mon sens du design, mon goût pour l’aménagement intérieur et ma passion pour l’histoire de l’art ont nourrit alors mon imagination.
La naissance de « Lady Zinc »
Un magnifique atelier à Payerne nous a permis de développer mes créations en zinc. Puis, afin d’éviter le gaspillage, je me suis mis à récupérer les petits morceaux de métal tombés de ma cisaille. Je les ai observés, mesurés, patinés, roulés, soudés et décorés pour en faire des pendentifs. Les premiers bijoux baptisés « Lady Zinc » étaient nés et avec eux quelques premiers succès.
Par la suite, en collaboration avec mon épouse, nous avons développé des idées de boucles d’oreilles, boucles de ceinture, etc.
Une pause de quelques années pour un nouveau défi professionnel
De 2016 à 2024, nous nous sommes dédiés entièrement à la construction et à la gestion du centre artistique des Ateliers de la Côte à Etoy. Notre idée à ce moment-là était de construire de petits ateliers pour des artistes, artisans d’art, musiciens et danseurs dans un bâtiment en mal de rénovation.
Aujourd’hui, comme le projet s’épanouit sur sa base solide, je reprends mes outils pour inviter « Lady Zinc » dans ma brocante. Car, ma passion pour l’histoire de l’art ne m’a jamais quitté et pour me permettre de chercher des trésors en Suisse et en Europe, j’ai développé le concept d’Oncle Broc.
